UN CLOWN NOIR À L'ÉCRAN

UN CLOWN NOIR À L'ÉCRAN

De 1967 - année où il fait ses adieux à la scène - à 1973, Brel se voue au cinéma, devant et derrièrela caméra. Alternant facétie et désespoir, ses personnages ont souvent affaire à la justice.

Le leitmotiv de la filmographie de Jacques Brel n'est pas la musique mais la justice. Le chanteur arrête la scène en 1967 : il tient la même année le premier rôle dans Les Risques du métier d'André Cayatte, où il est un instituteur traîné devant les tribunaux pour pédophilie. Il semble que Brel n'ait ainsi fait que passer d'une scène à une autre, substituant à celle de la chanson celle de la justice : sur les onze films où il joue - dont deux qu'il réalise -, la plupart s'articulent autour de procès.

Jacques Brel est un acteur qu'on accuse. Qui accuse et qu'on accuse. Même quand il interprète un magistrat, c'est pour dénoncer l'institution judiciaire et être en retour attaqué par elle : vient un moment, dans Les Assassins de l'ordre (Marcel Carné, 1971), où celui qui veut faire condamner des policiers coupables d'une bavure mortelle est à son tour appelé à la barre. Tous les rôles de Brel ont rapport à la loi. Soit que, bandit ou rebelle, il la défie ouverte ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes