Un cave selon Nick Cave

Un cave selon Nick Cave

Triste destinée que celle de Bunny Munro, ce VRP obsédé qui pousse sa femme au suicide et se retrouve à trimballer son petit garçon sur la route, entre deux ventes et trois propositions indécentes. À mesure que notre anti-héros s'enfonce vers l'irrécupérable, le délire so British et volontiers obscène tourne au conte moral plus ou moins convenu. Mais c'est pour ses audaces verbales et ses orgies langagières qu'il faut lire ce « road novel », à mi-chemin entre Cormac McCarthy et Irvine Welsh. Non content d'être une icône du rock and roll depuis plus de trente ans, Nick Cave manie les mots avec une étonnante dextérité - des mots qui « ne cessent de se disloquer, de changer de formation, de se réarranger, de se brouiller, de se décoder, enfin bref de déconner tous azimuts ». Tel est pris qui croyait prendre.

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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