Alain-Fournier : un cas d'école

Alain-Fournier : un cas d'école

Le créateur du Grand Meaulnes, « mort au champ d'honneur » et aujourd'hui en Pléiade, excède haut la main l'image surannée de l'écrivain pour ados qui rêvaient d'amour, penchés sur les pupitres des classes de la IIIe République.

Publié en 1913, comme Du côté de chez Swann, Le Grand Meaulnes connut d'emblée un immense succè s. Il frôla même le Goncourt. En 2013, cent ans plus tard, best-seller toutes catégories du Livre de poche (loin devant La Cuisine pour tous de Ginette Mathiot), il totalisait plus de cinq millions d'exemplaires vendus. Mais comment expliquer qu'un livre qui avait bouleversé chaque génération de lecteurs depuis si longtemps soit encore considéré comme une bluette innocente, un livre pour ados rêveurs, voire un peu immatures ?

Raclements de sabots

L'opinion de Julien Gracq, qui confessa son attachement « à la poésie des préaux d'écoles vides d'Alain-Fournier » dans Lettrines 2, répond en partie à cette question. Comme Alain-Fournier, Julien Gracq avait passé son enfance à la campagne et avait bien connu « les impersonnelles mairies-écoles pleines de mouches mortes de la "laïque" de Jules Ferry ». Raclements de sabots, doigts tachés d'encre, pèle ...

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Entretien

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