Un camarade incomparable

Un camarade incomparable

Aussi dissemblables peuvent paraître leurs écritures, Edmund White et Irving sont de proches amis : à la fin des années 1970, « il n'y avait que John pour nous raconter de bonnes histoires ».

Il me semble que si John occupe une place à part dans le paysage littéraire américain, c'est en tant que fabuliste dickensien, un auteur dont on retiendra l'humour et l'intérêt pour les sujets tabous. Certes, son nouveau livre est scandaleux, mais il nous avait déjà présenté Roberta Muldoon dans Le Monde selon Garp, ou Frank, le frère homo de L'Hôtel New Hampshire, ou encore la lesbienne Melony dans L'Œuvre de Dieu, la Part du diable. En bon conteur, ses préférences l'ont toujours porté vers la diversité des goûts et des couleurs. Réunir tous les désaxés de ses romans, des personnages aussi attrayants que bienveillants, remplirait un bar de Key West. Chacun d'eux, qu'il soit gay ou hétéro, donne presque l'impression d'être condamné d'avance. D'ailleurs, Garp s'achève sur ses mots : « Mais, dans le monde selon Garp, nous sommes tous des incurables. »

Pour moi, le travail de fiction de John a été d'autant plus fascinant que, au moment où ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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