Un cadavre dans les bras

Un cadavre dans les bras

Pour bâtir ses amples succès, l'Américain Douglas Kennedy a une recette, qu'il répète à tour d'entretiens : prenez un personnage ordinaire, auquel le lecteur pourra s'identifier, dotez-le d'une existence tout aussi ordinaire, changez-la brutalement en cauchemar, et regardez votre malheureux héros se noyer... Le roman de Neil Cross applique une méthode voisine : après une séance de triolisme improvisée et saupoudrée de cocaïne, son narrateur se retrouve avec le cadavre d'une inconnue sur les bras et un camarade vivant très pressé d'enterrer l'affaire. Le roman dérive ensuite habilement en thriller psychologique, déclinant les affres de la culpabilité, montrant comment elles peuvent diriger une vie aussi bien que la détruire. Et, s'il ne bénéficie pas de la verve de Douglas Kennedy, Neil Cross se révèle un digne rival en matière d'inventivité sadique.

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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