Un attentisme désespérant mais compréhensible ?

Un attentisme désespérant mais compréhensible ?

La passivité de l'Occident face au carnage syrien marque-t-elle la fin du droitd'ingérence ? Les conséquences des interventions en Irak et en Libye pèsentsans doute lourd dans la balance. Débat avec l'ancien président de Médecinssans frontières, très critique sur les guerres dites « humanitaires ».

Raphaël Glucksmann. - Sept longues années de massacres, de viols systématiques, d'attaques chimiques répétées, de « lignes rouges » transgressées en Syrie, et l'Europe comme les États-Unis refusent toujours la moindre intervention contre la machine de mort de Bachar al-Assad. Ils laissent la place à la guerre de Vladimir Poutine contre la rébellion et, au nord, de Recep Tayyip Erdoan contre les Kurdes. Vivons-nous la fin des théories du droit d'ingérence humanitaire dont l'éclosion avait marqué les décennies précédentes en Occident ?

Rony Brauman. - C'est incontestablement le contrecoup des interventions précédentes, de leurs mensonges, de leurs échecs. L'Irak et la Libye ont laissé des traces immenses. Sur la Syrie, une guerre atroce s'est développée depuis la répression des manifestations populaires et la militarisation de la révolte, avec l'implication de multiples acteurs internationaux. Une situation qui voit par exemple un membre import ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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