Un asile pour la littérature

Un asile pour la littérature

Juriste de renom, Salvatore Satta ne se révéla comme romancier qu'au lendemain de sa disparition, en 1975. Des manuscrits furent découverts parmi les papiers qu'il laissa. Celui sur lequel il avait travaillé avant de faire le grand voyage, publié en Italie quatre ans après sa mort, et intitulé Le Jour du jugement éd. Gallimard, 1981 retrace les splendeurs et misères des habitants de Nuoro, bourgade de Sardaigne où il naquit en 1902. Son alter ego, un notaire nommé Sebastiano Sanna, dont le métier est d'« enregistrer le vrai », vit entouré de recueils d'actes et assiste au spectacle funèbre que donnent malgré eux les Nuorais, guettés par la folie ou la ruine.

La Véranda, autre roman légué à la postérité et paru en 1981, décrit un autre microcosme, la communauté des tuberculeux réunie dans un sanatorium que les nonnes, oublieuses d'elles-mêmes, emplissent de leurs litanies. Les pensionnaires de ce mouroir ont inventé tout un jargon pour évoquer leur infortune et le cérémonial q ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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