Un archipel islandais, au-dessus d'un abîme

Un archipel islandais, au-dessus d'un abîme

De multiples vies faussement minuscules, souvent tragiques, gravitent, au fil de souvenirs ou de lettres, autour d'un couple de Reykjavík, dans les années 1950.

se pencher sur des gens ordinaires comme s'il s'agissait de gens illustres. Raconter leur vie avec la conviction que leur dramaturgie ne doit pas se perdre. Leur donner une forme qui assure leur pérennité... Ásta, du brillant Islandais Jón Kalman Stefánsson, est l'inverse des biographies romancées glamour. Un texte jamais clinquant, toujours brillant et, à la fin, assez bouleversant pour qu'on ait envie d'embrasser et l'auteur et ses personnages. Cela part des années 1950 à Reykjavík et d'un couple mal apparié mais qui trouve l'harmonie au lit (ou sur la table de la salle à manger) : d'un côté, Helga, beauté locale - elle ressemble à Garbo - au tempérament volcanique ; de l'autre, le placide Sigvaldi, au départ marin, puis peintre en bâtiment. Ils ont une fille, Ásta, qui révélera un fort caractère, comme sa mère. Ce qui l'amènera à frapper un adolescent trop entreprenant. Ce qui l'enverra, en punition, dans une ferme lointaine, où elle rencontrera un autre adolesc ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard