Un adolescent au coeur gros

Un adolescent au coeur gros

Enzo n'est pas obèse, il est « en surpoids ». Sa mère l'habille en survêtement noir, parce que le noir, ça mincit et c'est chic. Mais Enzo voudrait être comme les autres. Avec des baskets de marque. Invisible. Fondu dans la masse. Seulement la masse, c'est son corps, ce corps dont il est devenu l'observateur attentif et méfiant, lui que les autres ne « peuvent pas sentir » quand il y a tant de choses qu'Enzo, lui, aime dans la vie. À commencer par sa mère, Liouba, avec laquelle il partage un grand appartement rue de Rivoli. Elle est chargée de garder et d'entretenir cet espace un peu fantomatique, empli de collections, d'objets rares venus du monde entier, en l'absence des propriétaires perpétuellement en voyage. Elle le brique et l'astique à longueur de journée. L'appartement est peut-être le personnage principal de ce roman insolite et profond dont il fonde l'unité de lieu. Toutes les pièces y sont en double, sauf le bureau de Monsieur, fermé à clé et interdit à la domestique, et ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé