UN ÉTÉ SANS JUILLET

UN ÉTÉ SANS JUILLET

Guelma, été 1962 : dans ce microcosme tourmenté, à l'image de l'Algérie tout entière, la révolution et l'indépendance sont synonymes de « table rase ». Le peuple s'acharne sur toutes les traces du colonisateur, des rues débaptisées aux statues antiques émasculées. Rien ne reste de l'Algérie métissée d'hier, des amitiés entre juifs et musulmans dont l'oncle Abdel-Krim Lévy, converti à l'islam par amour, était l'incarnation. Mais si l'on détruit l'ancien système, c'est pour mieux plonger dans les conflits idéologiques islam contre communisme, dans le chaos, où règnent les « héros de la vingt-cinquième heure » et les empereurs aux petits pieds... Prenant ses libertés avec la chronologie, Salah Guemriche a voulu concentrer sur quatre mois « tout le tragique qui mine son pays depuis quatre décennies ». La subjectivité est ici un parti pris : l'innocence du narrateur, Larbi, un adolescent « entr[é] dans le coma le jour où l'Algérie entrait dans l'indépendance », rend évidente la gangrène ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes