Umberto Eco, Le Nom de la rose

Umberto Eco, Le Nom de la rose

Roman médiéval et terriblement moderne, Le Nom de la rose est l'oeuvre d'un sémiologue, autant que d'un romancier féru de littérature populaire, policière entre autres. Au centre trône la bibliothèque d'une abbaye bénédictine isolée, au XIVe siècle : le lieu devient le terrain d'une investigation, menée par le franciscain Guillaume de Baskerville (à l'évidence un Sherlock Holmes en robe de bure), après une série de meurtres parmi les moines. En arrière-plan, la confrontation de deux conceptions de la chrétienté.

Si minutieuse soit la reconstitution, érudit le soubassement théologique et philosophique, le livre est trépidant, au rythme des péripéties, des malices de Guillaume et des amours de son jeune secrétaire (à qui est confié la narration). Borges, après tout, était lui-même un grand amateur de romans policiers, et Le Nom de la rose est tout à la fois un polar historique et une méditation sur l'éternel empire des signes : vivre dans une bibliothèque, ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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