Umberto Eco

Umberto Eco

Je suis arrivé au roman tout d'un coup, pour des raisons très peu culturelles - comme on a envie de faire pipi, et cette déclaration a beaucoup irrité certains critiques en Italie, qui estimaient que ce n'était pas sérieux. Si j'avais dit : « mû par un désir... », cela aurait fait plus convenable. Pourtant, je pense que le désir concerne aussi le pipi...

Après avoir réfléchi sur le récit, sur le besoin et la volonté de raconter, sur les personnages, j'en suis arrivé à éprouver ce désir de raconter. Peut-être parce que mes enfants avaient grandi, et que je n'avais plus l'occasion de leur raconter des histoires. Avant, j'inventais pour eux des histoires superbes, qui satisfaisaient mon besoin de raconter. Notez que j'ai écrit des récits, par exemple dans le Diario minimo ; mais ce sont des pastiches, des « à la manière de ». Du reste, j'ai continué, j'ai fait un récit de science-fiction, illustré par Druillet et des textes pour des éditions de luxe ; mais c'é ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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