Trop officiel ou trop subtil ?

Trop officiel ou trop subtil ?

La remise du prix Nobel au Chinois a suscité une curieuse polémique : étant membre du Parti communiste, et donc pas un dissident, il ne pourrait être un écrivain libre.

En 2000, l'Académie suédoise avait octroyé le prix Nobel de littérature à Gao Xingjian, écrivain d'origine chinoise, mais de nationalité française. À l'époque, ce prix n'avait pas été considéré par les autorités de Chine continentale comme le « premier prix Nobel de littérature décerné à un écrivain chinois ». Les autorités communistes avaient même dénoncé « un geste politique de l'Académie suédoise », qui aurait couronné un écrivain très peu connu aussi bien dans son pays d'origine qu'en Occident uniquement au motif qu'il avait été réfugié politique en France après les événements sanglants de la place Tian'anmen. En 2012, Mo Yan, citoyen chinois, membre du Parti communiste, vice-président de la très officielle Association des écrivains, est couronné à son tour. Aussitôt, les autorités chinoises lui adressent des félicitations, et une vague d'enthousiasme général déferle sur le pays. Ce prix tant attendu est largement célébré comme une gloire de la littérature chinoise, et même de l ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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