Trois polars en planque

Trois polars en planque

Par-delà les étiquettes, des livres de littérature « blanche » peuvent relever de l'autre genre. Démonstration avec Jonathan Littell, Virginie Despentes et Michel Houellebecq.

La littérature ignore la pureté : la distinction entre littérature blanche et littérature noire vaut peut-être pour les rayons des librairies et les rubriques des magazines, mais elle ne résiste pas longtemps à l'examen des textes. La littérature blanche est depuis longtemps mouchetée de polar, et jusqu'en ses sommets. Dans les enquêtes inachevées de Patrick Modiano ; dans La Nausée, que Sartre conçut comme un polar philosophique ; dans l'oeuvre de Vargas Llosa, qui écrivit deux polars au classicisme parfait (Lituma dans les Andes, Qui a tué Palomino Molero ?), comme le firent Borges (sous le nom de Bustos Domecq, avec son ami Bioy Casares) ou, à leur manière, Imre Kersétz (Roman policier, roman noir de la dictature) et Ismail Kadaré (L'Accident, ou une tentative d'élucidation de la vérité à travers un fait divers)...

Le phénomène s'envisage de deux façons : l'une considère le roman comme une sorte d'étoile massive qui, par force centripè ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon