Trois polars en planque

Trois polars en planque

Par-delà les étiquettes, des livres de littérature « blanche » peuvent relever de l'autre genre. Démonstration avec Jonathan Littell, Virginie Despentes et Michel Houellebecq.

La littérature ignore la pureté : la distinction entre littérature blanche et littérature noire vaut peut-être pour les rayons des librairies et les rubriques des magazines, mais elle ne résiste pas longtemps à l'examen des textes. La littérature blanche est depuis longtemps mouchetée de polar, et jusqu'en ses sommets. Dans les enquêtes inachevées de Patrick Modiano ; dans La Nausée, que Sartre conçut comme un polar philosophique ; dans l'oeuvre de Vargas Llosa, qui écrivit deux polars au classicisme parfait (Lituma dans les Andes, Qui a tué Palomino Molero ?), comme le firent Borges (sous le nom de Bustos Domecq, avec son ami Bioy Casares) ou, à leur manière, Imre Kersétz (Roman policier, roman noir de la dictature) et Ismail Kadaré (L'Accident, ou une tentative d'élucidation de la vérité à travers un fait divers)...

Le phénomène s'envisage de deux façons : l'une considère le roman comme une sorte d'étoile massive qui, par force centripè ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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