Traquer la canne d'Artaud

Traquer la canne d'Artaud

Dans une trilogie (Les Exilés de la mémoire, La Dernière Heure du dernier jour et La Fête de l'ours) mêlant enquête minutieuse et tableaux carnavalesques peuplés de personnages truculents, Jordi Soler faisait preuve d'une ruse semblable à celle des contrebandiers en important, sans les déclarer, les produits de son imagination sur les terres de ses histoires familiales (l'Espagne de la guerre civile, les Pyrénées pendant la débâcle des républicains et la plantation de café fondée au Mexique par son grand-père). Dis-leur qu'ils ne sont que cadavres prend peut-être ses distances avec ces territoires en s'extrayant pour la première fois du cercle familial, mais la méthode reste essentiellement la même : placer une personne bien réelle au centre du récit et offrir à sa vie une dimension quasi légendaire grâce à de nombreux éléments propres aux contes.

Passionné d'Antonin Artaud, le narrateur de ce nouveau roman s'associe à un collectionneur excentrique ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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