Transfuge à l'avant-garde

Transfuge à l'avant-garde

Féru de surréalisme, Roberto Bolaño ne s'y est pas cantonné. Puisant partout, il a forgé son propre « infraréalisme ».

Un éclair sillonne sans préavis l'oeuvre de Roberto Bolaño : c'est l'hommage, oblique mais persistant, au surréalisme. Dans Étoile distante, Carlos Wieder s'enflamme, lors de l'ultime et fatale veillée littéraire, pour la poésie de Jorge Cáceres, figure rimbaldienne du groupe surréaliste chilien La Mandrágora, fondé à Santiago à la fin des années 1930. Parmi les membres de ce groupe, Gonzalo Rojas et Vicente Huidobro, ainsi que l'Argentin Aldo Pellegrini, sont salués comme les hérauts du surréalisme sud-américain, auxquels d'autres personnages de Roberto Bolaño (Auxilio Lacouture, Arturo Belano, Diodoro Pilon) ne cessent de se référer. Le surréalisme semble, plus qu'un attirail esthétique, un nécessaire arsenal poétique. C'est pourquoi l'on y invoque souvent André Breton, Pierre Unik, Joyce Mansour, Jean-Pierre Duprey et Remedios Varo.

Mais la plus grande empreinte du surréalisme se trouve dans l'activisme de Bolaño lui-même, lorsque, jeune poète, il publie le « Prem ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes