Jean-Paul Kauffmann. Tranches de vie

Jean-Paul Kauffmann. Tranches de vie

Retenu otage trois ans au Liban par le Hezbollah, il a su trouver des échappées dans tous les livres qui lui tombaient sous la main. Rencontre dans les Landes avec un lecteur heureux dans sa forteresse de papier.

sur le rayonnage, Jean-Paul Kauffmann désigne une tranche toilée d'un bleu délavé. « Très important. Voilà mon plus vieux livre. » La Sainte Bible de Jérusalem, dans l'édition de 1956 au Cerf, avec des cartes de la Palestine. Un mot au stylo Bic rouge a été maladroitement inscrit sur la jaquette, le mot « JOIE », peut-être. Toute bibliothèque renferme un volume originel, un livre qui a survécu à l'enfance, échappé aux élagages, un ami dont il a été impossible de se séparer, un ouvrage élu parmi tant d'autres. Jean-Paul l'avait demandé en cadeau à ses parents. Les saints pères de son internat, se réservant le monopole de l'évangélisation, le confisquèrent.

À gauche la théologie, à droite l'oenologie, dans cette bibliothèque formant un mur, dans la maison parisienne de Joëlle et Jean-Paul Kauffmann. Au centre, un désordre de Pléiade. « La Pléiade, c'est la sécurité absolue. Ce sont des livres extrêmement résistants. La reliure, le papier bible, tout est solide. »

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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