Traité de la captivité

Traité de la captivité

Pierre Bost

De nombreux livres d’écrivains prisonniers ont surgi à la Libération. Parmi les plus connus et réussis, Le Caporal épinglé 1947 de Jacques Perret au style luxuriant, La Peau et les Os 1949 et les Carnets d’oflag 1999 si grinçants de Georges Hyvernaud ont relaté leur « vie affreuse et dégradante ». Les deux romanciers ont créé une galerie de personnages qui tournent en rond, rêvent d’un retour au pays, ou se morfondent. L’anecdote, le pittoresque, le document, le burlesque et le tragique y font bon ménage. Un an dans un tiroir, de l’écrivain et journaliste Pierre Bost Le Dilettante a réédité en 2009 son roman Porte-malheur, n’appartient pas à cette esthétique romanesque. Le tiroir, c’est la caisse où il dort, ersatz de lit au pays de l’ersatz-roi où tout n’est qu’artifice pour le prisonnier. Dans ses notes de captivité, immédiatement publiées en octobre 1945 chez Gallimard, on ne trouvera ni peinture de ses compagnons ni scènes vivantes, seulement des réflexions philoso ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes