Traduit du silence

Traduit du silence

En 1936, Pierre Klossowski publia la version française d'un texte prophétique de Walter Benjamin, qu'il intitula : L'?uvre d'art à l'époque de sa reproduction mécanisée. À Adrienne Monnier, impressionnée par son travail, il ne cacha pas ses réserves sur cette traduction, trop libre au goût du « visionnaire », rencontré à l'époque où il participait aux « agglutinations Breton-Bataille ».

L'écrivain berlinois venait de saluer en Kafka, mort douze ans auparavant, un habitant du pays de l'oubli, « réservoir d'où surgit la lumière ». Klossowski se souvenait sans doute de ces lignes quand, en 1945, avant l'édition presque définitive que devait parachever Marthe Robert, il proposa une traduction du Journal de Kafka, et dit, au sujet de ces cahiers, en partie détruits par leur auteur et certainement jamais lus par aucun de ses proches, hormis Milena Jesenská : C'est le journal d'un malade qui désire la guérison, qui croit à la santé.

Georges Bataille s'empara de ces pages et l ...

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