Traduire Kafka

Traduire Kafka

D ans sa préface à une nouvelle traduction de La Méta-morphose en 1988 1, Jean-Jacques Briu explique la nécessité de son entreprise en établissant, sans être exhaustif, le bilan des « faiblesses » de la première version française de cette nouvelle, parue en volume en 1938 aux éditions Gallimard, sous la signature d'Alexandre Vialatte. Par rapport au texte allemand, près de 800 mots n'y ont pas été traduits, et environ 700, en revanche, lui ont été ajoutés. Plus de 60 erreurs sur des formes verbales. D'incroyables transformations, comme les fameuses « pommes rouges » dont l'insecte Gregor est bombardé par son père, qui deviennent des « projectiles », des « petites boules », et même des « billes ». Jean-Jacques Briu pose judicieusement la question : « Comment la compréhension du récit de Kafka n'en serait-elle pas déjà sérieusement affectée ?... » Il en conclut : « Quand une traduction est très imparfaite, l'amender est un double devoir - nous di ...

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