Traduire Joyce : un exercice d'admiration

Traduire Joyce : un exercice d'admiration

J'en suis venu à lire Ulysse, dans les années soixante-dix, par le Nouveau Roman, auquel je m'intéressais surtout pour trouver une forme qui me soit propre comme écrivain. Ce roman eut sur moi un effet aussi déterminant que radical : je m'aperçus que Joyce avait bien avant le Nouveau Roman tenté de résoudre les problèmes que celui-ci soulevait et mis en ?uvre des techniques qu'on ne pouvait reprendre et prolonger que de façon limitée. Cela eut pour conséquence de me détourner d'une écriture envahie par l'oralité. Sur ce plan, Joyce avait tout montré. J'en étais venu à décider de m'en tenir pour ma part aux seuls moyens de l'écriture, envisagée comme une médiation spécifique, à part, presque hors langage. Sans doute cela convenait-il mieux, aussi, à mon mode d'appréhension du monde, dominé plus par les images que par les mots.

Quand Jacques Aubert m'a invité à participer à une nouvelle traduction d'Ulysse, j'ai eu d'abord le réflexe de refuser. Je ne m'en sentais pas les moyen ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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