Traduction et violence

Traduction et violence

Longtemps pensée comme une médiation nécessairement positive conduisant à un accueil de l'autre et à une mise en commun du meilleur - la réciprocité et l'empathie -, la traduction est désormais objet d'inquiétude. Paru en 2004, le considérable Dictionnaire des intraduisibles de Barbara Cassin avait souligné la nécessité de résister à l'uniformisationde la langue et au dangerdu globish non pour revenir à de l'ethnocentrisme mais pour préserver l'épaisseur historique et culturelle des mots, à l'heure de ce que William Marx a nommé dans sa récente leçon inaugurale au Collègue de France la « bibliothèque mondiale ». Avec Traduction et violence, l'universitaire et romancière Tiphaine Samoyault (qui codirige le dossier Barthes de ce numéro) vient elle aussi rappeler l'ambivalence de l'opération de traduction - alors que triomphe les traducteurs automatiques en ligne. La « transparence est violence ». La traduction est aussi une appropriation de l'autre, manifest ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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