Traditions du cataclysme

Traditions du cataclysme

Le premier texte littéraire connu, l'épopée mésopotamienne de Gilgamesh, contient le récit d'un déluge dévastateur qui nourrira sans doute celui de la Bible. Depuis, toutes les aires culturelles et religieuses ont développé leur version de la fin des temps, des mythologies scandinaves à l'islam.

Vertige que de se retourner sur les fins du monde qui nous ont précédés. Les plus anciennes eschatologies que nous connaissons sont les mythes diluviens : le Déluge de Noé, dans la Torah, et avant lui l'histoire du supersage Atrahasis, écrite il y a près de quarante siècles en Mésopotamie, dont l'épisode biblique s'inspire fortement et qui est tardivement devenue un chapitre de l'épopée de Gilgamesh. Selon ce texte, qui est le plus ancien récit littéraire connu, il a existé deux classes de divinités, l'une oisive (Annunaki), l'autre (Igigi) au service de la première. Les dieux mineurs se sont un jour révoltés, détruisant leurs instruments de travail et forçant les dieux majeurs à inventer une nouvelle race de serviteurs : l'homme. Le plus ancien récit jamais écrit est donc aussi celui d'une lutte des classes. Rapidement, l'homme prolifère, et son vacarme devient insupportable aux dieux, qui finissent par décider de réduire le nombre d'individus de l'espèce grâce à la famine et à la ...

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