Toutes les cordes d'une lyre

Toutes les cordes d'une lyre

Octavio Paz, disparu en 1998, se voit consacrer une biographie enflammée - l'occasion d'embrasser, à travers le colosse mexicain, bien des espoirs et des luttes du XXe siècle.

« Depuis que j'ai commencé à écrire des poèmes, je me suis demandé s'il était vraiment utile de le faire : ne valait-il pas mieux changer la vie en poésie, plutôt que de faire de la poésie avec elle ? » Ainsi s'interroge Octavio Paz au seuil de l'un de ses essais les plus célèbres, L'Arc ou la Lyre (1956), à la manière des surréalistes André Breton et Benjamin Péret, qu'il fréquenta et qui voulaient faire de la vie une oeuvre d'art et de l'art une révolution. Inséparables sont l'expérience intime et les textes, inséparables le lyrisme premier et le politique. Il faut d'abord lire l'engagement de l'oeuvre, du recueil poétique Liberté sur parole (1966) aux essais (Itinéraire, Point de convergence), comme une exposition de soi qui ne pouvait satisfaire complètement ni les surréalistes ni les communistes orthodoxes.

Né en 1914 et mort en 1998 à Mexico, Octavio Paz partagea avec d'autres géants des lettres latino-américaines comme le Chilien Pablo Neruda ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard