Toute une histoire

Toute une histoire

Une nouvelle de Barbey d'Aurevilly, « La vengeance d'une femme », sous le regard d'une historienne.

Que la littérature puisse être lue comme un document historique, nous renseignant sur les faits matériels comme l'histoire des idées et des sensibilités, nul n'en doute. Mais qu'elle soit elle-même historienne et sociologue, qu'elle produise des catégories (par exemple la bourgeoisie), des types, des périodisations, bref un savoir historique qui influence les historiens et déteint sur leur travail, est l'hypothèse forte avancée par Judith Lyon-Caen, historienne de la culture et directrice d'études à l'EHESS. Plutôt que de réduire l'oeuvre à des données, il s'agirait alors pour elle de faire face à ce qui fait « littérature », en prenant en compte que l'écriture et la lecture sont des pratiques socioculturelles majeures et « une dimension importante de l'expérience vécue des individus », en sorte que « la littérature est au coeur des pratiques sociales, elle les infuse et les informe », permettant de faire de l'histoire avec de la littérature.

À l'heure où la littérature trav ...

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon