Tout sauf de marbre

Tout sauf de marbre

Le livre commence comme Le Nom de la rose : le moine Andrea est mort. Seul point commun avec Eco : ce qui suit est plutôt une invocation, une ode à cette vie de 20 ans, corps pétrifié que le sculpteur Michelangelo, en cette année 1505, ne se résout pas à disséquer. Ce ravissement de son désir par la mort ne pourra s'absoudre que dans la fuite. Le roman s'ancre dans les carrières de Carrare, loin du couvent romain, où Michelangelo tente d'« extraire la lumière de l'abîme ». Pour honorer la commande du pape Jules II, qui l'a chargé de lui édifier un monumental tombeau, il partage la vie des carriers, qui découpent le marbre de la montagne, et des riquadratori, qui le taillent pour le rendre transportable. Ce voyage à ciel ouvert, immersion dans une cathédrale naturelle de pierre, lui permet de nourrir sa dévotion en épuisant son corps dans l'effort : en extrayant les blocs de marbre blanc tombés de la montagne verte, il dessine le monde. C'est aussi une chevauchée en ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé