Tout le monde s'en va

Tout le monde s'en va

Dans ce journal, il y a tout ce que j'ignore et tout ce que je sais. » Pendant plus de vingt ans, la poétesse Wendy Guerra a retracé sa jeunesse sur l'île de Cuba, ballottée d'un lieu à l'autre, abandonnée par tous ceux parvenant à fuir un régime où l'on évolue « entre l'interdit et l'obligatoire ». Si elle se revendique aujourd'hui comme un auteur de journaux intimes, c'est que, chez elle, l'écriture diariste ne se pose pas comme un témoignage immédiat mais comme une forme singulière qui dissèque l'insoutenable réalité cubaine en même temps qu'elle tend vers l'acte littéraire. Du paradis perdu de Cienfuegos aux montagnes de l'Escambray, jusqu'à La Havane où commence son éducation d'artiste à la fin des années 1980, la voix de l'innocence se mue graduellement en conscience politique, et l'écriture permet d'échapper au programme d'infantilisation orchestré par le régime castriste. Engluée dans ces journaux qu'on lui interdit d'écrire, qu'elle garde précieusement sur elle et qu'elle t ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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