Tout est perdu

Tout est perdu

Un narrateur amnésique, des enfants disparus, et un roman qui affleure dans les intermittences de la mémoire.

On ne connaît que lui. On l'a vu cent fois, et rien à faire. On l'a pourtant sur le bout de la langue, son nom, mais bernique ! Dénicheur d'oursons, de Jean-Baptiste Harang, tourne autour d'un trou de mémoire. Incident bénin, car le narrateur, Guillaume Fox, s'agace à retrouver les nom et prénom du gardien de but du Gazélec d'Ajaccio, qui officiait dans les cages de son club dans les années 1960, ce qui ne nous rajeunit pas. Tout n'est pas perdu : on sait au moins que Fox est un double de l'auteur, en raison d'un indice incontestable. Fox, tout comme son créateur, fume la pipe, activité en voie de disparition dans la littérature contemporaine et accessoirement dans l'existence. Mais un extrait de la recherche vaut mieux qu'un long discours : « Il le retrouvera, un nom de trois syllabes, tin-tin-tin, il peut le chanter, la musique ça va, c'est le nom qui échappe [...] parfois le nom passe à toute vitesse devant ou à l'intérieur de sa tête, comme s'il était écrit sur son fron ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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