Johannesburg : tout a changé, rien n'a changé

Johannesburg : tout a changé, rien n'a changé

Trente ans après la libération de Nelson Mandela, un roman traduit le quotidien contrasté de la plus grande ville d'Afrique du Sud, rongée par l'apartheid économique.

Johannesburg est une ville qui ne se traverse qu'en voiture. À peine franchies les portes de l'aéroport, celles d'un taxi ou d'un Uber se referment sur vous. Derrière les vitres de ces petits vans : l'image d'un espace urbain super-étendu et éclaté en de multiples fragments. La mobilité de Johannesburg est l'une des plus compliquées des mégapoles du globe - elle arrive en 29e position mondiale (sur 30) (1). L'urbanisme et les moyens de transport - quasi aucun transport public - sont les deux premiers indicateurs d'une politique spatiale ségrégationniste héritée de quarante ans d'apartheid.

« Le périphérique que nous traversons a été construit pour séparer différentes zones de la ville et diviser politiquement les populations », explique Fiona Melrose, l'autrice de Johannesburg, alors que nous traversons les diverses banlieues pour rejoindre le centre ; on ne devine pas encore les townships, mais on a déjà croisé une armée de centrales nucléaires (hu ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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