Tous camusiens ?

Tous camusiens ?

Ostracisé par la gauche pour son antisoviétisme, le philosophe fait à présent l'unanimité, de Michel Onfray, qui s'en revendique, à Nicolas Sarkozy, qui voulait le panthéoniser.

Camus, de son vivant, a payé d'une relative ostracisation certaines de ses prises de position. Lui qui se posait en détracteur de l'URSS quand le monde intellectuel de gauche était prompt à dégainer le procès en fascisme à la moindre critique émise contre l'idéologie communiste et ses conséquences, il était opposé à l'indépendance algérienne au moment même où elle semblait de plus en plus inéluctable. Dès lors, on ne peut qu'être frappé par l'engouement dont il fait l'objet depuis maintenant de nombreuses années. Du tube « Killing an Arab » où Robert Smith, chanteur du groupe de rock The Cure, met en musique la scène du meurtre de l'Arabe sur la plage dans L'Étranger, à la récente transposition des Justes par Abd Al Malik au Théâtre du Châtelet et à l'adaptation acclamée de La Chute sous forme monologuée par Ivan Morane au Théâtre des Mathurins, en passant par la filiation camusienne revendiquée par Michel Onfray ou encore Raphaël Enthoven, l'écrivain joui ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.