Tortue tuée à tort

Tortue tuée à tort

Digressions littéraires et loufoques sur la mort par négligence d'un animal de compagnie.

De l'oraison funèbre à la péroraison, il n'y a qu'un pas pour Éric Chevillard. Une nouvelle fois pour l'écrivain, un argument infinitésimal se gonfle d'une série de digressions désopilantes. Dans L'Explosion de la tortue, tout part d'une onomatopée : « Crac ». C'est le bruit de la carapace du reptile qui cède sous le pouce du narrateur. Pour cause, ce dernier s'était enfui en vacances en laissant son animal seul à Paris, ayant concocté à la sauve-qui-peut un stratagème - in fine inefficace - pour que la tortue ait de quoi manger en son absence. Entre une lamentation contrite et un déni d'impénitent, le propriétaire de la tortue se retrouve à méditer sur l'existence, la vie, la mort... Florilège de ces remarques plus ou moins générales : « Voici comment le mammifère supérieur survivait au dinosaure et ce que cela augurait pour le monde » ; « C'est donc pour cela que toujours les utopies s'enlisent dans leurs limbes » ; « L'association mayonnaise/tortue ne va pas de ...

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