Tonino Benacquista, le mot et l'image

Tonino Benacquista, le mot et l'image

Dans le microcosme des cocktails mondains, des conversations brillantes d'expatriés aisés, « dans le baume apaisant des apparences », Jérôme, employé d'ambassade à Lisbonne, se perd volontiers. Mais lorsqu'il reçoit, un soir, une mystérieuse invitation pour un récital donné dans la fameuse Villa Faloa, cet univers lisse s'ouvre à l'inexplicable : en réalité, la peinture réaliste dissimulait un récit fantastique, et l'écriture, ciselée à l'extrême, préfigurait les trompe-l'?il somptueux d'un palais baroque, « aux confins des quartiers de Lapa et d'Alcántara », aux limites du monde connu « on se perd pour s'y rendre, on se perd pour en partir ». Commence alors une odyssée intérieure fulgurante, envahie par le rêve le sonhos, sommeil légendaire de deux jours entiers, transfigurée par la musique, où la fiction annonce le réel dans des effets vertigineux de mise en abyme, où l'ailleurs l'Amérique centrale des Indiens Mayas plonge le Portugal dans une « volupté vénéneuse ». Un premier rom ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé