Tomber vers le haut

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La thèse de l'effondrement n'est pas vouée au fatalisme ou au nihilisme : elle peut formuler de nouveaux progressismes.

Peut-on croire simultanément au progrès et à l'effondrement ? La chose paraît difficile, car tout oppose ces deux notions dans nos imaginaires communs. Le progrès dépeint l'histoire comme une ligne ascendante. Les humains vivent mieux (plus longtemps, plus richement) aujourd'hui qu'ils ne vivaient hier, et nous voulons croire qu'ils pourront vivre encore mieux demain. Même si aucun bonheur n'est sans mélange, les cinq derniers siècles ont accumulé des découvertes scientifiques, des développements technologiques, des acquis politiques et sociaux au sein des populations d'origine européenne qui constituent autant de biens infiniment précieux. Il faut certes s'efforcer de (mieux) les partager avec l'ensemble des populations humaines - qui n'aspirent à rien autant qu'à nous rejoindre dans nos existences privilégiées. Mais il serait fou, irresponsable et autodestructeur d'en renier les valeurs et les mérites.

Les collapsologues représentent au contraire l'effondrement comme une i ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes