Tolérants, en théorie

Tolérants, en théorie

Ses romans ou ses entretiens indignés le disent avec vigueur : la prix Nobel Doris Lessing trouve ses raisons d'écrire dans une colère inextinguible, et toujours renouvelée. Victoria et les Staveney s'en prend ainsi à une forme de racisme bien dans l'air du temps : celui, paradoxal, des xénophiles et progressistes de salon. À près de 90 ans, Doris Lessing jouit encore d'une indiscutable acuité. Ses nouvelles cibles s'appellent les Staveney, deux riches comédiens divorcés et assez épris de diversité pour envoyer leurs fils dans une école de la zone - avant de les réexpédier dans un établissement plus chic une fois achevé leur apprentissage des réalités sociales.

Cette éducation contradictoire a porté de curieux fruits : Thomas, le cadet, nourrit une obsession équivoque pour les femmes noires et la musique africaine. Quant à Edward, l'aîné, il est devenu un champion de l'humanitaire. Bien entendu, tout englués dans leur bonne volonté pataude mêlée de culpabilité postcoloniale, ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon