Tigre ou chaton

Tigre ou chaton

Le redoutable politicien rentreses griffes lorsqu'il écrit au peintre des Nymphéas.

C'est habituellement la grande affaire des correspondances publiées : exposer un match de tennis, un échange virtuose où les deux parties se renvoient la balle des débats esthétiques ou politiques. Celle entre Claude Monet et Georges Clemenceau dévoile davantage l'homme politique frappant face à un mur : la « passion de Clemenceau, rétif ostensiblement à tout risque de narcissisme, a fait disparaître presque toutes les lettres qu'il a reçues de Monet », note Jean-Noël Jeannenay. De ce fait, « Monet se lit en creux » et Clemenceau offre quelques reliefs inattendus. Oubliez le « Père la victoire », l'autoproclamé « premier flic de France » ou encore « l'agressivité pure, gratuite, incongrue - à l'état natif » de « cette personnalité aux arêtes tranchantes comme un rasoir », décrite par Julien Gracq dans Lettrines : ici « le Tigre » est un chaton miaulant d'admiration entre les pattes du peintre.

Dévoilant son talent, Clemenceau joue à malaxer les figures imposées de l' ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes