Thomas Wolfe, grand oublié

Thomas Wolfe, grand oublié

On pense inévitablement à la postérité lorsqu'on a été bercé dès l'enfance par les coups de burin du père sculptant dans l'atelier du sous-sol des anges éplorés et autres allégories funèbres, pour embellir les tombes de sa ville natale, Asheville, en Caroline du Nord. Né avec le xxe siècle le 9 octobre 1900, Thomas Clayton Wolfe est mort trente-huit ans plus tard à Baltimore, emporté par la tuberculose. Il était alors à son apogée et l'un des très grands noms de la littérature américaine. Sa prose torrentielle, puissante, dans la droite ligne du barde Walt Whitman, s'empare, en pointant sur ses contemporains un regard acéré mais tendre, de la totalité de ce qu'il voit et sent pour restituer sur la page la palpitation même de la vie. Génial, insatiable, Thomas Wolfe, admiré en son temps par Faulkner et Carson McCullers, a post mortem servi de modèle aussi bien à William Styron qu'à Jack Kerouac ou Philip Roth. En France en revanche, pour des raisons qui échappent à la raison ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.