HUIS CLOS FURIOSO

HUIS CLOS FURIOSO

On redécouvre l'art d'Arthur Miller dans cette pièce de 1955 évoquant entre autres l'immigration clandestine : une implacable tragédie italo-américaine.

Nous avons tendance à oublier ce que nous n'avons pourtant jamais vraiment connu : un théâtre réaliste, au style parlé, à l'action rapide, aux personnages trempés, aux non-dits inexistants. Arthur Miller écrit Vu du pont en 1955. Tout est là, sous nos yeux, visuel, déjà télévisuel, entre la banalité quotidienne et l'irruption de l'Histoire, les problèmes d'amour, les problèmes de société, et la crise dramatique toujours prête à poindre. Nous sommes à l'époque de l'immigration italienne à New York. La pièce se déroule dans l'appartement d'Eddie Carbone. Américain d'origine italienne, il héberge deux immigrés clandestins, Marco et Rodolpho, cousins de sa femme Béatrice, qui viennent d'entrer sur le territoire et travaillent dans les docks. Rodolpho manque de discrétion. Il cabotine sur les chantiers de Brooklyn en chantant des airs d'opéra. Surtout, il prétend aimer Catherine, une toute jeune femme, la nièce qu'Eddie a élevée après la mort de ses parents. Eddie ignore les asp ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon