Faulkner, Bernhard et Wittgenstein sur scène

Faulkner, Bernhard et Wittgenstein sur scène

Séverine Chavrier présente deux spectacles romanesques, théâtraux et musicaux. Dans l'un, elle transpose une nouvelle de William Faulkner, Les Palmiers sauvages (1939), récit de fuite amoureuse et d'adultère autodétruit. Dans l'autre, elle adapte une pièce de Thomas Bernhard, Déjeuner chez Wittgenstein (1984), où, de retour de l'hôpital psychiatrique chez ses deux soeurs, le philosophe déploie ses immenses facultés et laisse cours à son délire d'enfermement. Chaque fois, nous plongeons dans une intimité insoutenable. La relation entre les deux amants dégénère fatalement en amour de la mort. La relation entre le frère et les soeurs passe de la maladresse au conflit, le philosophe ne pouvant que songer à rompre avec toute une tradition occidentale dont la place désormais vide accule à une absurde tyrannie. Chaque fois, le paysage de ces dérives est musical. Séverine Chavrier décrit la déroute américaine d'après Faulkner comme une « cavalcade venteus e », une « nature ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

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