Corps à coeur

Corps à coeur

Un monologue pour maintenir l'autre en vie et le sortir du coma. Une écriture intime et amoureuse.

Vigile s'ouvre sur un souffle rompu, et on entrevoit rapidement la silhouette d'une jeune femme qui appuie de toutes ses forces sur la poitrine de son mari. Tous deux sont comédiens, mais ils ne jouent là aucune scène de théâtre. Infarctus, massage cardiaque, et la sensation terrible d'avoir la vie de l'autre au creux des mains : c'est cela, ni plus ni moins, qui installe une atmosphère qui, jusqu'au bout, se nourrira d'attente, de crainte, d'espoir et de lutte. Le récit, lui, ne commence véritablement que quelques pages plus loin, à la vue du TEXTE inerte, plongé dans un coma artificiel. Pourquoi et comment expliquer ce drame ? Et s'il ne se réveillait pas ?

« Tant que je parle, rien n'est fini. » Une phrase centrale qui formule un « mouvement maniaque de préservation » et précise la capacité, qui fut longtemps celle de la narratrice, « d'échafauder, en peu de temps, le plan de survie d'un drame non encore advenu ». C'est peut-être cet aspect si personnel et si cons ...

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