Tant qu'il y aura des plumes

Tant qu'il y aura des plumes

Le krach de 1929 a entraîné aux États-Unis une crise économique et sociale sans précédent, accompagnée d'une floraison littéraire, elle aussi sans précédent.

C'était le temps où l'Amérique avait encore des rêves. La Première Guerre mondiale semblait loin, sauf pour ceux qui en revenaient. Désormais, il s'agissait de s'enrichir en spéculant. Les actions, voilà la vraie richesse, et le ciel était la limite. Aux maîtresses entretenues dont on veut se séparer on offre non plus des diamants consolateurs mais « un portefeuille d'actions dans des placements très sûrs », comme dans « La Grande Blonde » de Dorothy Parker. L'élite suspend son destin aux « mystérieux caprices des dieux de Wall Street », selon le mot d'Edith Wharton. Et les jeunes gens se lancent dans la carrière. Gatsby le magnifique, le grand roman de Scott Fitzgerald, avec ses fêtes échevelées, bien alcoolisées malgré la prohibition, ses rivalités de riches, résume bien l'atmosphère de ces années 1920. Et il porte en lui l'intuition de la catastrophe à venir.

Loin de Wall Street

Tandis que les valeurs continuent de s'envoler, stimulées par des achats à ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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