Tant qu'il y aura des âmes

Tant qu'il y aura des âmes

La musique, la littérature et la beauté pour venir à bout de toutes les médiocrités : premier tome, à la première personne, du récit de la vie d'un homme singulier, par ailleurs verbicruciste et lexicographe.

Mélomane invétéré, verbicruciste de renom (au Nouvel Observateur), auteur d'un éclairant Traité de la ponctuation française, Jacques Drillon évoque - de loin - l'un de ces Hussards aux fougues lasses découragés par la fréquentation des âmes philistines. On craint des empotements frelatés, le fantôme de Muray s'annonce, clope au bec. Mais, par sa mélancolie - sa drôlerie, parfois -, son amour du beau et du silence, ce premier tome de souvenirs attire une irrésistible sympathie. Méditation sans chef d'orchestre, suite dépareillée de tableaux et vignettes, Cadence n'obéit, semble-t-il, qu'aux caprices de la mémoire. Pour qui connaît un peu les Vosges, cependant, on sent que c'est ici que l'histoire commence : « Une montagne très vieille, qui en a fini avec tout ce qui bouge ou piaille. » Les brumes, le froid, l'indifférence... La famille, bien sûr. Une mère mesquine, tavelée de certitudes, qui ne savait se faire aimer que des enfants et qui, une fois veuve, ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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