Tandis que j'agonise

Tandis que j'agonise

Les spécialistes en démolition le savent bien : la destruction d'un bâtiment se passe d'abord à l'intérieur. C'est là, contre les piliers de soutènement, que les artificiers placent les explosifs qui détoneront les premiers. Alors viendra un instant délicat, entre la déflagration initiale et l'effondrement, où l'ouvrage semblera tenir en l'air tout seul, comme les cathédrales flottantes de Dalí.

Le livre d'Alain Julien Rudefoucauld dépeint un tel moment, juste avant l'effondrement. L'édifice concerné est un homme, un quinquagénaire, monsieur Martin, chef d'une entreprise dont l'activité sera révélée peu à peu. Cet homme ne s'est pas construit tout seul - sa famille l'a aidé -, sa destruction sera donc collective. La première détonation vient par une lettre de sa mère pleine de récriminations, assortie des plaintes de sa soeur : six ou dix ans qu'il n'est pas venu les voir à Limoges, pourquoi ? Peut-être parce que cette famille est un noeud de vipères névrosées, propre à étouf ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé