Tahar Ben JellounLa mer blanche du milieu

Tahar Ben JellounLa mer blanche du milieu

De Stratis Tsirkas à Leonardo Sciascia, les écrivains racontent leur Méditerranée, belle ou tragique, qui, pour certains, « continue de saigner comme le siècle ».

La Méditerranée est une façon de vivre, une vision du monde, une conception souple et complaisante du temps, ensuite certaines attitudes qui tranchent et séparent. Déjà les Arabes l'appellent « la mer blanche médiane ». On sait, elle n'est pas blanche, et son bleu est une marque indélébile qui fascine et hypnotise.

L'écrivain issu de cet espace géographique divers et semblable a de la chance, et en même temps il n'est pas libre d'écrire ce qu'il veut, même s'il n'y a pas de création sans liberté. Il est soumis à des pressions non visibles, non dites, non écrites qui passent par sa plume pour exprimer cette chose étrange et difficilement cernable qu'est la méditerranéité. Bien plus que d'autres, il est à l'écoute et traduit les voix qui voyagent dans les airs, les rumeurs, les fantaisies des uns et des autres, la cruauté des passions, l'excès et le pathétique. Témoin de son époque, certes, mais engagé à son corps défendant. Le public l'interpelle, lui réclame d'écrire, d'être ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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