Tableaux d'épouvante

Tableaux d'épouvante

Les écrits des ecclésiastiques témoignent de l'imaginaire médiéval dans sa représentation de l'enfer. Tout concourt à créer l'épouvante : fournaises et flammes dévorantes, odeurs pestilentielles, hurlements des damnés, abominables démons.

Al'angoissante question que se sont posée les hommes « Où va-t-on après la mort ? » la dogmatique chrétienne répond : au ciel pour les bons, en enfer pour les méchants. Au XIIe siècle a été inventé le purgatoire, sorte d'antichambre pour un temps de purification avant d'entrer dans la béatitude éternelle. Au-delà des oeuvres théologiques qui s'en tiennent essentiellement à des points de doctrine, il est bon d'interroger des écrits qui se sont attachés à la représentation concrète de l'enfer. Or nous disposons d'une foule de textes de « visions » qui constituent un immense continent littéraire sur lequel s'élèvera plus tard le monument de la Divine Comédie .

De bonne heure, dès le IIIe siècle avec la Vision de saint Paul , puis les Dialogues de saint Grégoire au VIe siècle, des relations de voyages dans l'Autre Monde nous content de singulières aventures dans les régions infernales, aventures recueillies de ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé