Symphonies du nouveau monde

Symphonies du nouveau monde

Huxley et Orwell ont stimulé l'imaginaire d'un nombre incalculable de créateurs, à l'écrit et en images.

Orwell et Huxley n'ont pas inventé la dystopie littéraire. Mais Le Meilleur des mondes (1938) et 1984 (1948) ont donné au genre ses lettres de noblesse tout en en fixant les canons : un monde prétendu parfait qui cache un cauchemar totalitaire ; un individu que ses aspirations écartent de la norme. Une femme, souvent, lui permet de saisir l'inhumanité du monde, avant l'inévitable arrestation. Au bout de laquelle, parfois, un séide cultivé du régime viendra écraser les fragiles raisonnements du héros sous des arguments d'une implacable logique, afin que tout reste pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ce canevas se retrouve dans Fahrenheit 451, de Ray Bradbury (1953), dont on évoque régulièrement le cadre - un monde où les livres sont prohibés, ce dont les gens se moquent, accaparés qu'ils sont par leurs écrans - en oubliant l'essentiel : la langue poétique de l'auteur, en elle-même un manifeste humaniste. Elle est aussi un antidote à la vacuit ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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