Sur les traces des licornes

Sur les traces des licornes

Fin 2012, la Corée du Nord suscitait l'hilarité générale en annonçant la découverte de la tanière de la licorne du roi Tongmyong. C'était une erreur de traduction, l'animal mythique à l'existence duquel on est prié de croire se révélant être un qilin, quadrupède composite à tête de dragon très populaire en Asie. On n'est pourtant pas si loin de la licorne européenne, longtemps décrite comme un alliage d'éléphant, de chèvre ou encore de cerf, bien éloigné de l'habituelle jument blanche. À l'occasion de la restauration de la célèbre Dame à la licorne, qui fascina Sand et Rilke, Élisabeth Delahaye et Michel Pastoureau consacrent un ouvrage superbement illustré à cet animal méconnu. Dans Les Secrets de la licorne, la conservatrice du musée de Cluny et le célèbre médiéviste rappellent que l'animal a fait l'objet d'un commerce bien réel en Europe, où l'on prêtait à sa corne des vertus prophylactiques et aphrodisiaques. Citée par les auteurs antiques, la licorne ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé