Sur le divan, la longue quête d'une ouverture

Sur le divan, la longue quête d'une ouverture

Dès l'adolescence, Perec fait une psychothérapie avec Françoise Dolto. Suivront deux autres. La dernière, avec Jean-Bertrand Pontalis, a fini par avoir raison du silence : « quelque chose » se dénoue dans la parole comme dans l'écriture.

Dans « Lieux où j'ai dormi », projet resté inachevé, Georges Perec avait entrepris de dresser un vaste catalogue de chambres (1). À son éditeur Maurice Nadeau, à qui il écrit, en juillet 1969, il précise qu'il s'agit là d'« un projet très ancien (2) ». L'idée consistait à meubler le livre de deux espaces d'énonciation distincts mais contigus : d'un côté, la description stricte des lieux ; de l'autre, les rêves et les souvenirs qui s'y articulent. Perec avait-il prévu d'y parler du cabinet de son analyste ? Une chose est certaine : si « Lieux où j'ai dormi » ne vit jamais le jour, c'est allongé sur le divan de Jean-Bertrand Pontalis, trois fois par semaine, de 1971 à 1975, qu'il put, enfin, retisser les fils qui le rattachaient à son enfance marquée par la mort de ses deux parents. Son père est tué sur le front dès juin 1940. L'année suivante, pour lui sauver la vie, sa mère l'envoie, par un train de la Croix-Rouge, en pension, à Villard-de-Lans. Il ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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