Substance

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Il y a trois types d'orphelins, selon la Tante. Ceux dont les parents sont morts d'un accident ou d'une maladie, ceux que les parents ont abandonnés, et ceux qui « n'ont pas de parents, un point c'est tout ». Benoit appartient à cette dernière catégorie. Selon ses souvenirs, il aurait poussé sous la terre, comme les légumes que la Tante cuisine pour préparer sa foultitude de plats bizarres. La Tante, c'est un cordon-bleu, une sorcière, une filoute de l'immobilier (sa spécialité, c'est le viager) ; tout, sauf une mère classique (si tant est qu'il en existe). Elle est venue chercher Benoit au Dortoir aux Entrailles, là « où la mort chante ». Elle l'a ramené dans sa maison de ville à Bar-sur-Aube, qui enferme un mystère : la chambre de la Tante, seule pièce où il est interdit d'entrer.

Le prolifique écrivain et traducteur Claro nous installe dans un récit hivernal, grisâtre, aux allusions mystico-fantastiques, aussi drôle que sombre. Son personnage est décrit à travers la riche ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon