Sublime olibrius

Sublime olibrius

Son oeuvre meringuée n'est plus lue, mais, de son vivant, l'extravagant dandy était de toutes les aventures et mondanités. Un ouvrage retrace une existence où l'épique et le ridicule sont coude à coude.

depuis Dante, imprécateur en chef, l'insulte est la botte secrète des lettrés italiens. Sabre et moustache au vent, D'Annunzio traitait ceux qui moquaient ses boursouflures de plume de « petits Catons crotteux » ou de « fissipèdes excréteurs de copie ». Poète guerrier, dictateur lilliputien, écumeur de palaces et tombeur de divas, adulé du public et de ses pairs dans toute l'Europe, de la Belle Époque aux années 1930, Gabriele D'Annunzio (1863-1938) est à présent relégué au rang des curiosités kitcho-fascistoïdes. Sa production, aussi riche en volutes que pauvre en ellipses - pièces montées, poèmes en émulsion, romans à la sauce sado-passionnelle -, n'encombre plus les bibliothèques. Peu importe : ce dandy explosé, porté par un immarcescible amour de soi, aura joui de son vivant de tous les attributs de la postérité.

ROI FOU D'UN ÉPHÉMÈRE EMPIRE

Diplomate de haute culture, Maurizio Serra connaît l'épopée de D'Annunzio sur le bout des ongles. ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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