Steve Bannon États-Unis, 1953

Steve Bannon États-Unis, 1953

Le baroudeur anti-intello de l'alt-right pirate le débat d'idées politique.

officier de marine, banquier d'affaires, producteur à Hollywood (entre autres de la série Seinfeld), etc., Stephen, dit « Steve », Bannon n'a pas vraiment le CV d'un intello. Il n'a rien écrit, hormis des documentaires racoleurs comme ceux sur Reagan et Sarah Palin. Mais, en quelques années, cet agitateur mal rasé, en basket et doudoune, a pris la tête de l'alt-right américaine, cette extrême droite new look au national-populisme débridé. Puis il a racheté Breitbart News, un site conspirationniste. Son fondateur (décédé depuis) l'avait qualifié de « Leni Riefenstahl du Tea Party », un compliment, paraît-il. Steve Bannon fut aussi le directeur exécutif successful de la campagne de Trump - et il aurait été le vice-président de Cambridge Analytica, la société accusée d'avoir utilisé Facebook pour influer sur le vote.

Ingérable, Steve Bannon est vite débarqué de la Maison Blanche, où il officiait comme « conseiller stratégique » - de ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon